Dans l’épisode 2, on découvre sa sensibilité, sa délicatesse et on visite les coulisses de The Womanhood Project. À travers ses projets et les nombreux clichés qu’elle partage sur ses réseaux sociaux, la photographe autodidacte a su conquérir le coeur des Montréalais-es ces dernières années.

On prolonge le plaisir avec quelques questions supplémentaires.

Crédit photo: Cassandra Cacheiro.
Crédit photo: Cassandra Cacheiro

Avec The Womanhood Project, Sara Hini et toi avez eu l’opportunité de photographier plusieurs personnalités publiques: Coeur de Pirate, Safia Nolin ou encore Stéphanie Boulay. Est-ce que votre approche a été différente et de quelle façon cela a aidé le projet à gagner en visibilité?

Notre approche reste toujours la même avec les participant-es du projet. Nous restons égales à nous-mêmes, nous essayons du mieux que l’on peut de faire en sorte que la participante soit à l’aise devant la caméra et pour s’ouvrir à nous.

Mais on ne se le cachera pas, inclure des personnes plus connues du grand public a énormément aidé le projet à se faire connaître. Nous nous assurons toujours que ces personnalités s’alignent bien avec les valeurs attachées à The Womanhood Project. Ce qui est intéressant avec ça, c’est que notre message et les valeurs que l’on veut mettre de l’avant rejoignent grâce à elles une plus grande variété de personnes.

C’est important que des gens qui ne sont pas nécessairement dans le même cercle social que nous lisent les histoires des participantes et qu’ils ou elles soient aussi confrontés à des images et des récits différents de ce qu’on voit généralement au Québec. 

En tant qu’artiste dont la popularité est en croissance, comment gères-tu le fameux syndrome d’imposteur?

Je réalise de plus en plus que presque tous les artistes que je rencontre ont ce fameux sentiment d’imposteur! Ce que j’ai appris, et que j’essaie de personnellement appliquer le plus souvent possible, c’est de travailler avec ce sentiment et de l’assumer pleinement. C’est correct d’en parler et d’être vulnérable!

Je me rends compte aussi que nommer ces sentiments désagréables durant des entrevues ou des shootings, ça aide beaucoup. M’ouvrir aux autres m’aide toujours, mais je crois que c’est aussi de cette façon qu’on peut créer des liens forts et authentiques avec notre entourage. Rester moi-même avec les gens que je photographie facilite grandement notre connexion et leur confiance.

Crédit photo: Cassandra Cacheiro

Parle-moi un peu de ton nouveau projet Deux mètres pour lequel tu as commencé à aller à la rencontre de plusieurs Montréalais-es pendant la période de confinement.

Comme beaucoup d’entre nous au début de la pandémie, ma santé mentale n’allait pas très bien. J’ai perdu plusieurs contrats, d’autres ont été reportés. J’ai aussi commencé à douter de ma décision de m’être lancé freelance. Après quelques semaines remplies de crises d’anxiété et de panique, j’ai eu un flash. Je me demandais comment je pourrais continuer à photographier du monde en ce moment tout en respectant les consignes de distanciation physique… De là, l’idée de Deux Mètres est née. Avec ce projet, je me force à sortir de chez moi, à rencontrer des gens et je peux continuer ma passion. Ma santé mentale a tout de suite commencé à s’améliorer! 

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Ashley #deuxmetres

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C’est enrichissant, car ce projet me force à sortir de ma zone de confort. Puisque ma photographie est plutôt concentrée sur l’intimité et la nudité habituellement, Deux Mètres me force à travailler sur un nouvel aspect de ma créativité, tout en gardant quand même la dimension sociale que j’aime, car comme avec The Womanhood Project, je vais à la rencontre des personnes!

🎧 Écoutez l’épisode avec Cassandra Cacheiro

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